Friday, September 28, 2012

Yo Gee Ti de Mourad Merzouki à la Biennale de la Danse


« Yo Gee Ti » : objet organique, en chinois. Autrement dit le corps, cette matière vivante que le chorégraphe Mourad Merzouki explore depuis une vingtaine d’années dans sa danse, après être passé, plus jeune, par les arts martiaux, la boxe et le cirque.

Initiateur, avec Kader Attou notamment, de la reconnaissance institutionnelle de la danse hip hop en France, Mourad Merzouki a déjà à son actif dix-sept créations, dont certaines – Käfig (1996), Récital(1998), Terrain vague (2006) – s’inscrivent dans l’histoire de la danse contemporaine. En 2008, il mêlait déjà les styles et les cultures avec Correria-Agwa, en conviant des danseurs brésiliens à se frotter aux mouvements hip hop. Deux ans après Boxe Boxe (déjà diffusé sur ARTE live Web), le directeur du Centre chorégraphique national de Créteil revient à la Biennale de la Danse de Lyon avec une pièce pour dix interprètes, rassemblant danseurs de hip hop français et danseurs taiwanais. Au cœur de cette nouvelle création, Yo Gee Ti, créée en mars dernier à Taipei, Mourad Merzouk entretient un dialogue sur la danse contemporaine basé sur la performance technique, le tout lié par le décor et les costumes de fils de laine dessinés par le styliste taiwanais Johan Ku, qui enserrent les interprètes et structurent l’espace.

« On est bien conscient qu’aujourd’hui on ne convainc pas un public en fonction du nombre de tours que l’on fait sur la tête ou sur la main, mais plus en fonction des risques que l’on va prendre dans les chorégraphies, dans les rencontres, explique Mourad Merzouki. Les chorégraphes hip-hop font ce travail-là et n’hésitent pas à aller vers d’autres formes artistiques qui les nourrissent ». Pour l’artiste, le hip hop est plus qu’un langage de gestes, c’est aussi une forme d’expression internationalisée, capable d’agréger d’autres formes chorégraphiques. Tel un un Yo Gee Ti, un corps organique aux multiples branches sensibles à la capillarité, perpétuellement alimenté par les éléments qui l’entourent.

Thursday, June 7, 2012

Paul Meyer

Né en 1965 à Mulhouse, Paul Meyer est considéré comme l’un des plus extraordinaires clarinettistes de sa génération. Agé d’à peine 13 ans, il faisait ses débuts de soliste à l’Orchestre Symphonique du Rhin, avant de poursuivre ses études au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris et à la Musik-Akademie de Bâle. Il a été récompensé à plusieurs reprises lors de concours nationaux et internationaux. Depuis, il se produit en Europe, aux Etats-Unis et en Extrême-Orient, accompagné d’orchestres renommés, entre autres l’Orchestre symphonique de Berlin, l’Orchestre philharmonique de Dresde, l’Orchestre National de France, l’Orchestre philharmonique de la BBC ou encore l’Orchestre philharmonique de Tokyo. Paul Meyer impressionne le public et se prête volontiers à une démonstration des capacités techniques de son instrument. Il possède un répertoire concertant très étendu, riche d’un grand nombre d’œuvres contemporaines majeures pour clarinette, et s’investit largement dans des projets de musique de chambre. Ces dernières années, il se consacre de plus en plus à sa carrière de chef d’orchestre.

Wednesday, May 16, 2012

Thursday, May 3, 2012

Festival de la Chaise-Dieu : extrait

Extrait du prélude du Te Deum de Marc-Antoine Charpentier Enregistré dans le cadre de l'édition 2009 du Festival de la Chaise-Dieu Concert de l'Hostel Dieu Direction Franck-Emmanuel Comte

Wednesday, April 4, 2012

Friday, March 30, 2012

Monday, March 19, 2012

Inanna, de Carolyn Carlson

Couronnée de succès à sa création, Inanna est la première pièce de Carolyn Carlson à son arrivée au Centre Chorégraphique National Roubaix Nord-Pas de Calais en 2005. Tour à tour guerrière, amante, mère, séductrice, la femme moderne se décline à l'infini, en résonance avec Inanna, déesse aux multiples facettes du panthéon sumérien. Pure et libre, fatale et enjouée, maladroite et artificielle, nue et masquée, elle s'assume et subjugue. La danse dévoile sa force instinctive et sonde son pouvoir mystérieux. Carolyn Carlson réussit une combinaison inventive de styles aux variations fascinantes. Exploration lyrique de l'univers féminin, Inanna enrichit la pureté gestuelle chère à la chorégraphe de tableaux inattendus. Ces sept femmes dégagent une puissance d'expression saisissante, chacune détentrice à la fois d'un charme unique et de l'harmonie transmises par Carolyn Carlson .

Saturday, March 10, 2012