Tuesday, December 25, 2012

Dave St Pierre à la Biennale de la Danse

La danse contemporaine québécoise, vous connaissez ? Il y a bien sûr la chef de file, Marie Chouinard, et sa danse à la fois baroque et machinique. Il y a aussi, entre autres, le Montréalais Dave St-Pierre, qui entre danse et théâtre, met en pièces la complexité des rapports humains, notamment hommes-femmes. Sa dernière création, présentée pour la première fois en France à la Biennale de la Danse de Lyon, n’a pas de titre, mais les intitulés des deux précédentes entrées de son répertoire annoncent la couleur au spectateur : La Pornographie des âmes, et Un peu de tendresse bordel de merde ! De son propre aveu, Dave St-Pierre tient son appétit de vivre de graves problèmes de santé – avant une greffe miraculeuse qui lui a littéralement redonné son souffle. Un sursaut de vie qui permet d’expliquer, sans doute, le style énergique de ce danseur et chorégraphe coutumier de la mise en scène de nus fortement sexués, de l’hystérie collective et du rapport très direct avec le spectateur. En guise d’exergue à cette création 2012, le chorégraphe nous avertit qu’il s’agit d’une histoire d’amour, et nous met en garde contre la violence qui en jaillit (« Le pire de cette rencontre inévitable entre deux êtres serait de vivre la violence subite d'un coup de foudre et de tomber fatalement et éperdument amoureux… et en mourir d'envie à vouloir en crever »), la souffrance qui en résulte (« J'ai mal, je suis ému, je suis perdu, je suis dans sa peau, dans son corps, son sexe, son désir, sa pudeur, sa vie ») et le mouvement qui en naît (« Tu me donnes cette envie de me lancer, les poings fermés, tête baissée, dans cette impudeur, cette façon de laisser le corps mou dans une chute qui n'a pas de fin »). Pour dire cette intensité du sentiment amoureux, vingt-cinq interprètes seront sur scène pendant deux heures à la Maison de la Danse de Lyon. De la tendresse, bordel, il y en aura.

Sunday, December 23, 2012

Bach - Cantata BWV 140 posted by Vicky Marangopoulou

Le Gala de Noël de l'Orchestre National de France et de la Maîtrise de Radio France


Pour son gala de Noël, l'Orchestre National de France et la Maîtrise de Radio Franceprennent leurs quartiers au Cirque d’Hiver. Les musiciens et le jeune chœur, accompagnés de la soprano Ida Falk Winland interpréteront un répertoire divers, mais joyeux, « de Vienne à Broadway ». D’un côté de l’Atlantique, une valse du compositeur austro-hongrois Franz Lehar, une sonate de l’allemand Max Reger, ou l’ode à la musique du français Chabrier, célèbrent le faste de l’Europe de la fin du XIXè siècle. Alors que le vieux continent se perd dans le désastre de la guerre, c’est l’Amérique qui prend le relais des airs joyeux au XXème siècle. Leroy Anderson, le nouveau maître de la musique orchestrale légère et sonfiddle-faddle, mais surtout Leonard Bernstein, son Candide, et l’air I feel pretty de West side story sont les meilleurs représentants de cette nouvelle Amérique ingénue, qui veut s’échapper de ses tracas dans les salles de Broadway.

Le gala sera dirigé par Sofi Jeannin, Mezzo-soprano suédoise à la tête de la maîtrise de Radio France depuis 2008, et chanteuse des London Voices.

C’est sa compatriote, la jeune soprano Ida Falk Winland qui interprétera les airs donnés ce soir. La suédoise, ancienne élève de la Benjamin Britten international opera school de Londres a un répertoire globalement plus classique puisqu’on y compte l’Eurydice d’Orphée, des récitals de Schubert, la Pamina de La flûte enchantée ou le Requiem de Brahms. Mais celle qui a également interprété la 6è symphonie de Philip Glass pour la BBC devrait enchanter aux côtés de la formation musicale de Radio France.


Le Video..

Sunday, December 16, 2012

Saturday, December 8, 2012

Beauty remained for just a moment then returned gently to her starting position de Robyn Orlin

Figure majeure de la scène artistique internationale, Robyn Orlin a longtemps été considérée comme l’enfant terrible de la danse sud-africaine. Formée en danse contemporaine et diplômée de l’Institut d’art de Chicago, Robyn Orlin interroge dès sa première création en 1980 les dynamiques politiques de son pays, alors sous le régime de l’apartheid. Cet engagement, ainsi qu’une constante remise en cause des formes et principes artistiques dominants continueront d’imprégner l’ensemble de son travail. Mêlant la danse au texte, à l’image et à l’objet, Robyn Orlin explore les formes théâtrales et interroge avec humour, ironie et virtuosité les méandres sociaux, politiques et culturels des sociétés. Déjà récompensée pour Naked on a Goat en 1996 puis Orpheus… I mean Euridice… I mean the natural history of a chorus girl en 1998, Robyn Orlin reçoit pour Daddy, I've seen this piece six times before and I still don't know why they're hurting each other (1999) le Laurence Olivier Award de la réalisation la plus marquante de l'année. Cette pièce contribuera à la faire connaitre en Europe. We must eat our suckers with the wrappers on marque les esprits, pièce sur les ravages du Sida en Afrique du Sud.

Tuesday, December 4, 2012