Monday, December 31, 2012

Alfred Deller posted by Vicky Marangopoulou

CASTRATI IN VERSAILLES

Flavien Berger au Festival des 36h de St. Eustache

Les lumières se font améthystes, les applaudissements fusent. Flavien Berger entre en scène, accompagné de Quentin, son acolyte du collectif Sin. Présent sur la scène électro-expérimentale parisienne depuis presque 10 ans, Flavien Berger, jeune producteur de musique électronique prend ses marques et s’installe aujourd’hui avec une oeuvre expérimentale, virtual vintage pop. Un mix ingénieux et harmonieux d’instruments collectionnés, de voix et de textures sonores synthétiques. Pour son set sous la voûte céleste de Saint Eustache, il convoque intonations La Monte Young-iennes, beats pop et hymnes grégoriens. Nos yeux et nos oreilles sont ébahis. Le public est ébloui

Sunday, December 30, 2012

Friday, December 28, 2012

CARMEN

 Etait-ce parce qu’il était malade du cœur à ce moment-là que Georges Bizet écrivit son chef d’œuvre sulfureux et amoureux, Carmen, avec autant de justesse ? C’est l’histoire de la bohémienne qui tombe amoureuse du soldat, mais la première aime plus sa liberté et le deuxième ne peut se défaire de son sens du devoir. Alors elle essaye de le convaincre, autant qu’elle-même, qu’Escamillo, le torero, lui plait. « Les amours de Carmen ne durent pas six mois », et la souffrance de chacun prend le pas sur l’espoir d’amour né sur la route de la prison. Cette fois-ci, Don José avait brisé les chaînes de l’insoumise. Don José, sublime personnage dramatique dévoré par la jalousie, devra empêcher la cigarière d’en aimer un autre, perdant en même temps ce pour quoi il l’avait perdue d’abord : sa charge de soldat, et celle de sa mère malade. « Prends garde à toi, Carmen je suis las souffrir », lui lancera-t-il, avant de joindre l’acte à la menace. Olivier Py, ancien directeur du théâtre de l’Odéon, met ici en scène une Carmen contemporaine et parisienne à l’opéra de Lyon. L’audace a déconcerté lors de la première, mais rien d’inhabituel pour la bohémienne, censurée dès 1875 pour « indécence » lors de sa présentation par Bizet. On s’accorde sur la mise en scène flamboyante, pensée par le scénographe Pierre-André Weitz, qui s’appuie la volonté d’Olivier Py de simplifier le livret, en se débarrassant du parlé. Passer d’opéra comique à opéra, c’est se défaire d’un adjectif qui ne seyait que peu à Carmen. Photo CC Stofleth Crédits • Artistes : Stefano Montanari (Direction musicale), Alan Woodbridge (Chef des Choeurs) • Réalisateur : Vincent Massip • Mise en scène : Olivier Py • Décors : Pierre André Weitz • Ecriture / Compositeurs : Georges Bizet • Son : Radio France • Production : Opéra de Lyon, Telmondis, Mezzo, Euro Media France • Bertrand Killy (lumière)

Wednesday, December 26, 2012

Tuesday, December 25, 2012

Dave St Pierre à la Biennale de la Danse

La danse contemporaine québécoise, vous connaissez ? Il y a bien sûr la chef de file, Marie Chouinard, et sa danse à la fois baroque et machinique. Il y a aussi, entre autres, le Montréalais Dave St-Pierre, qui entre danse et théâtre, met en pièces la complexité des rapports humains, notamment hommes-femmes. Sa dernière création, présentée pour la première fois en France à la Biennale de la Danse de Lyon, n’a pas de titre, mais les intitulés des deux précédentes entrées de son répertoire annoncent la couleur au spectateur : La Pornographie des âmes, et Un peu de tendresse bordel de merde ! De son propre aveu, Dave St-Pierre tient son appétit de vivre de graves problèmes de santé – avant une greffe miraculeuse qui lui a littéralement redonné son souffle. Un sursaut de vie qui permet d’expliquer, sans doute, le style énergique de ce danseur et chorégraphe coutumier de la mise en scène de nus fortement sexués, de l’hystérie collective et du rapport très direct avec le spectateur. En guise d’exergue à cette création 2012, le chorégraphe nous avertit qu’il s’agit d’une histoire d’amour, et nous met en garde contre la violence qui en jaillit (« Le pire de cette rencontre inévitable entre deux êtres serait de vivre la violence subite d'un coup de foudre et de tomber fatalement et éperdument amoureux… et en mourir d'envie à vouloir en crever »), la souffrance qui en résulte (« J'ai mal, je suis ému, je suis perdu, je suis dans sa peau, dans son corps, son sexe, son désir, sa pudeur, sa vie ») et le mouvement qui en naît (« Tu me donnes cette envie de me lancer, les poings fermés, tête baissée, dans cette impudeur, cette façon de laisser le corps mou dans une chute qui n'a pas de fin »). Pour dire cette intensité du sentiment amoureux, vingt-cinq interprètes seront sur scène pendant deux heures à la Maison de la Danse de Lyon. De la tendresse, bordel, il y en aura.

Sunday, December 23, 2012

Bach - Cantata BWV 140 posted by Vicky Marangopoulou

Le Gala de Noël de l'Orchestre National de France et de la Maîtrise de Radio France


Pour son gala de Noël, l'Orchestre National de France et la Maîtrise de Radio Franceprennent leurs quartiers au Cirque d’Hiver. Les musiciens et le jeune chœur, accompagnés de la soprano Ida Falk Winland interpréteront un répertoire divers, mais joyeux, « de Vienne à Broadway ». D’un côté de l’Atlantique, une valse du compositeur austro-hongrois Franz Lehar, une sonate de l’allemand Max Reger, ou l’ode à la musique du français Chabrier, célèbrent le faste de l’Europe de la fin du XIXè siècle. Alors que le vieux continent se perd dans le désastre de la guerre, c’est l’Amérique qui prend le relais des airs joyeux au XXème siècle. Leroy Anderson, le nouveau maître de la musique orchestrale légère et sonfiddle-faddle, mais surtout Leonard Bernstein, son Candide, et l’air I feel pretty de West side story sont les meilleurs représentants de cette nouvelle Amérique ingénue, qui veut s’échapper de ses tracas dans les salles de Broadway.

Le gala sera dirigé par Sofi Jeannin, Mezzo-soprano suédoise à la tête de la maîtrise de Radio France depuis 2008, et chanteuse des London Voices.

C’est sa compatriote, la jeune soprano Ida Falk Winland qui interprétera les airs donnés ce soir. La suédoise, ancienne élève de la Benjamin Britten international opera school de Londres a un répertoire globalement plus classique puisqu’on y compte l’Eurydice d’Orphée, des récitals de Schubert, la Pamina de La flûte enchantée ou le Requiem de Brahms. Mais celle qui a également interprété la 6è symphonie de Philip Glass pour la BBC devrait enchanter aux côtés de la formation musicale de Radio France.


Le Video..

Sunday, December 16, 2012