Thursday, May 23, 2013

Wednesday, May 15, 2013

La Forza del Destino de Giuseppe Verdi, à l'Opéra Royal de Wallonie


.Créé au Théâtre Mariinski de Saint-Pétersbourg le 10 novembre 1862, "La Forza del destino" ne fait pas partie des opéras les plus représentés de Giuseppe Verdi. Sa difficulté réside dans la variété des lieux de l’action, dans la multitude des sentiments à évoquer, et dans le fait que, contrairement aux autres opéras de Verdi, le véritable protagoniste du drame n’est pas un homme ou une femme, mais le Destin, entité abstraite et implacable. L’histoire est tragique : Alvaro, un malheureux métis (né d'un père espagnol et d'une princesse inca) est victime de préjugés qui lui interdisent d'épouser la fille du marquis de Calatrava, la belle Leonora. Tous deux parviendront à s'enfuir après la mort accidentelle du marquis, avant d'être à nouveau séparés par la "force du destin". Elle, réfugiée en ermite dans un couvent, lui guerroyant sous un nom d'emprunt contre les Autrichiens. Mais ils seront toujours poursuivis par la vindicte du frère de Leonora, Carlo, décidé à venger son père et son déshonneur en les tuant l'un et l'autre. Le rôle exigeant d’Alvaro est tenu par l’un des plus grands ténors contemporains, Fabio Armiliato. Daniela Dessi, formidable interprète verdienne, est Leonora. Enfin, un autre habitué de l’ORW qui excelle dans le répertoire verdien, Giovanni MEONI, est Don Carlo. Le chœur de l’ORW intervient à de nombreuses reprises avec qualité et la virtuosité de l’orchestre emporte le lyrisme tragique de l’œuvre. Dès les premières mesures de l’ouverture, fameuse et devenue indissociable du cinéma ("Manon des sources" et "Jean de Florette" de Claude Berri) on s’aperçoit du jeu de contraste entre les cordes et les vents, entre les traits individuels et les passages d’ensemble. Afin que la musique soit le véritable moteur du drame, le maestro Paolo Arrivabeni utilise pleinement ses ressources instrumentales.

Tuesday, May 7, 2013

Le Lac de Jean-Christophe Maillot

Jean-Christophe Maillot livre sa vision du Lac des Cygnes. Durant plus de 10 ans, le chorégraphe tourangeau (actuel directeur des Ballets de Monte Carlo) a pensé ce spectacle. Il s’est adjoint les services de Jean Rouaud (Goncourt 1990 pour Les Champs d’Honneur), afin d’offrir à ce monument du répertoire classique une nouvelle dramaturgie. Ils se sont appropriés l’histoire intemporelle de Siegfried et Odette pour révéler son caractère moderne. Le plasticien Ernest Pignon-Ernest, collaborateur de longue date de Jean-Christophe Maillot, signe la scénographie de ce Lac et c’est à Philippe Guillotel qu’a été confiée la création des costumes. La partition de Tchaïkovski est interprétée par le Saint Louis Symphony Orchestra, dirigé par Leonard Slatkin. Une fois encore, Jean-Christophe Maillot nous propose un compagnonnage d’artistes de très haut niveau. La réunion de ces créateurs et interprètes talentueux associée au savoir-faire et à la sensibilité de Jean-Christophe Maillot promet une relecture passionnante de cette œuvre majeure.

Tuesday, April 30, 2013

Monday, April 29, 2013

Thursday, April 25, 2013

Benjamin Millepied et le Ballet du Grand Théâtre de Genève

 L’encore jeune danseur et chorégraphe Benjamin Millepied, tout juste nommé prochain maître de ballet de l’Opéra de Paris présente ce soir à Lyon trois pièces dansées par le ballet du grand théâtre de Genève. Amoveo, créée en 2006 pour l’Opéra de Paris avec Nicolas Le Riche et Aurélie Dupont est une intense histoire d’amour sur Einstein on the beach de Philip Glass, dans un manège de onze danseurs aux couleurs primaires mondrianesques, comme autant de figures complémentaires se cherchant et se quittant avec brio. Les deux autres ballets de Benjamin Millepied proposés sont des créations beaucoup plus récentes (2011) et adaptées des ballets russes mythiques « Le spectre de la rose » et « Les Sylphides ». Ces deuxièmes, sortes d’anges symboles de beauté et trop délicates pour supporter la grossiereté des hommes trouvent ici leur place dans les rêveries romantiques du poète accompagnées par des orchestrations de Chopin par Stravinsky et Glazounov. C’est de songe encore qu’il s’agit dans Le spectre de la rose, puisque que l’on suit les rêveries d’une rose morte sur la gorge d’une jeune fille qui l’a portée lors d’une soirée au bal. Inspiré d’un poème de Théophile Gauthier, la comédie de la mort, le ballet. Ces deux pièces nées de l’imagination de Michel Fokine pour les ballets russes de Diaghilev au début du siècle précédent revivent avec un même romantisme dans les créations modernes du jeune chorégraphe pour le ballet du grand théâtre de Genève, entre promenades et trios en costumes. Benjamin Millepied, connu du grand public depuis sa participation au film de Darren Aronofsky Black Swan a assurément beaucoup appris de ses maîtres américains, à commencer par Jerome Robbins.

Tuesday, April 23, 2013

SAMIR AKIKA ''PENGUINES AND PANDAS''

Avec sa compagnie Unusual Symptoms, Samir Akika présente son deuxième spectacle au Schauspielhaus de Brême dont il est le nouveau chorégraphe. « Penguins & Pandas », c’est une soirée sur notre vie relationnelle, sa misère et ses nostalgies, sur la quête de l’amour et les difficultés que nous éprouvons à le garder une fois que nous l’avons trouvé. Entre slam et film d’auteur, Samir Akika marie la danse contemporaine et le théâtre en un instantané d’une grande force, ponctué de rencontres réelles et irréelles comme celles qui ont lieu à la ville et à la scène. Pour ce deuxième projet au théâtre de Brême, auquel participent huit danseurs et un musicien, Samir Akika laisse une fois encore libre cours à sa fascination pour les contradictions et le caractère absurde de notre quotidien. Il pose ainsi un regard curieux sur la façon dont nous vivons les uns avec les autres.

Friday, April 19, 2013

Monday, March 25, 2013